Convaincue des vertus du travail collaboratif et des atouts du réseau, j’ai rejoint Group’Union depuis bientôt un an. J’y trouve une ambiance à la fois studieuse et conviviale. J’y rencontre des coworkers passionnés et passionnants. C’est pourquoi j’ai souhaité ce mois-ci interviewer Christophe Gauthier, fondateur de Group’Union à Marseille. Il nous transmet sa vision du coworking et de son rôle de community manager.


Bonjour Christophe, peux-tu nous raconter les débuts de Group’Union ?
J’ai créé Group’Union fin 2012. Au départ, ça correspondait à un besoin propre : celui de rompre l’isolement du chef d’entreprise. J’avais créé ma société et je souhaitais échanger avec d’autres entrepreneurs. J’ai eu l’idée de prendre un bureau avec plus d’espace, de créer un environnement qui me ressemble et de proposer à des freelances de venir y travailler. À l’époque, je ne connaissais pas le coworking.
En fait, je n’ai rien inventé et j’ai découvert un vrai métier ! Être community manager d’un lieu, ça signifie fédérer les adhérents qui fréquentent l’espace, créer du lien. Il faut s’entourer des bonnes personnes, créer des événements pour animer le réseau, et développer l’écosystème aussi bien en interne qu’en externe.
Group’Union était un des premiers espaces de coworking à Marseille. La première année, il a fallu beaucoup expliquer les avantages de ce mode de travail. La communication a porté ses fruits ; la communauté s’est développée et le bilan a été positif dès la première année.

Quels sont les valeurs et les avantages du coworking selon toi ?
Les valeurs sont celles de la bienveillance, de la collaboration et du partage. C’est important de garder un état d’esprit ouvert et sincère. Le premier avantage, c’est de s’enrichir mutuellement par les liens qui se forment. Ça permet aussi de créer des synergies de compétences et de faire émerger des projets collaboratifs. Il y a notamment un système de recommandations au sein de Group’Union qui permet aux coworkers de répondre à des demandes parfois complexes, pour lesquelles les indépendants isolés ne se positionnent pas toujours. C’est la proximité qui fait que ce type de projet fonctionne bien. C’est important de venir régulièrement, d’apprendre à se connaître les uns et les autres, de comprendre les expertises de chacun. Constituer un réseau prend du temps.

Tu crées justement de nombreux événements réseau, tu favorises les interactions. Quelle est ta vision de Group’Union (et du coworking en général) dans 5 ans ?
Aujourd’hui, le coworking est devenu tendance. Il y a de plus en plus de lieux ouverts. J’ai créé pour la première fois en 2013 la COworking Week à Marseille et cette année, nous avons rassemblé 10 espaces de coworking de Marseille et d’Aix en Provence. Le but de ces rencontres professionnelles est de créer de la valeur ajoutée en offrant l’opportunité de partager plus largement compétences et expériences, dans une ambiance conviviale et décontractée. De même, le projet d’extension de Group’Union coïncide avec le souhait de valoriser l’entrepreneuriat local, tous secteurs d’activité confondus. Mon but est toujours de développer la communauté, tout en gardant une dimension humaine : rassembler une centaine de coworkers d’ici 3 ans, avec un noyau dur d’une soixantaine d’adhérents réguliers. La clé, c’est la qualité des liens.

Merci Christophe d’avoir répondu à ces questions et de partager ta vision positive de l’entrepreneuriat collaboratif ! J’ai moi-même co-animé un workshop sur le référencement naturel pendant la coworking week 2016 : c’était une expérience très positive. Rendez-vous sur la page Facebook de Group’Union pour toutes les actualités : lieux partenaires, agenda des événements (à liker sans modération !)