Florence Pons, conseil en image et relooking

Florence Pons, conseil en image et relooking

Le conseil en image est une spécialité très complémentaire de la mienne en communication engageante. Lorsque j’ai rencontré Florence Pons, nous avons très vite eu l’idée d’allier nos compétences pour offrir plus de valeur à nos clientes. C’est ainsi qu’est née l’idée de l’atelier « Quelle ambassadrice êtes-vous pour votre entreprise ? » La première session se déroule vendredi 19 juin à La Migranière (Aix-en-Provence). Je vous invite à découvrir la personnalité de Florence Pons dans cette interview (ou en VIDEO)

Bonjour Florence, quel est ton parcours ? Comment es-tu venue au conseil en image ?

J’ai fait une longue carrière dans la communication d’entreprise : j’ai été attachée de presse d’un député, j’ai travaillé pour le festival de piano de La Roque d’Anthéron en tant qu’attachée aux relations publiques. J’adore le contact. J’ai été pendant quinze ans agent immobilier. Ne supportant plus les caprices du marché, je me suis aperçue que je m’occupais beaucoup de mon image… Fashion victim à fond, toujours dans les boutiques ! Comme j’allais régulièrement chez ma diététicienne, j’ai rencontré un jour un monsieur qui avait perdu 25 kilos et qui m’a dit :

« Excusez-moi Madame, je vous vois toujours avec des sacs de boutiques : est-ce que vous pourriez m’accompagner ? J’ai perdu 25 kilos, je ne sais plus comment m’habiller, ma femme ne connait pas les boutiques sur Aix »…

Voilà comment c’est parti ! Une de mes copines a monté depuis 15 ans la première école de relooking sur Aix, mais je n’y avais jamais pensé avant. Je me suis inscrite dans cette formation et j’ai eu mon certificat. Je me suis lancée tout de suite. Pour trouver mes premiers clients, j’ai adhéré au réseau Ensemble Connexion. Je sortais d’une agence ; me retrouver seule, ce n’était pas pour moi. Donc je me suis servi du réseau comme d’une équipe. C’est pour ça que j’ai souhaité faire notre atelier avec Pascale Mauduy.

En effet, nous sommes toutes les 2 adhérentes et c’est grâce à Ensemble Connexion que nous nous sommes connues. On s’est retrouvées sur des valeurs communes, telles que le contact avec les gens et le désir d’aider à progresser. On reparlera d’Ensemble Connexion, et de Pascale Mauduy qui en est la fondatrice, puisqu’elle est invitée au déjeuner lors de l’atelier. Mais pour en revenir à ce que tu fais actuellement, que proposes-tu exactement ? Qui accompagnes-tu et que permets-tu à tes client.e.s d’atteindre ou de réaliser ?

Ma clientèle est mixte, mais pour ne rien cacher, 90% sont des femmes, de 18 à 67 ans. Je me lance un défi à chaque fois. J’ai le don de capter immédiatement les atouts cachés des personnes. Ce qui me plaît par exemple, avec les célibataires, c’est que je sais qu’en les habillant comme ça, elles vont trouvez l’homme de leur vie. J’aurais pu être dans une agence matrimoniale, mais je suis dans l’image parce que d’abord, il faut peaufiner et mettre en valeur la personne.

Mon but en fait, à la fin de mon conseil en image, c’est que vous tombiez amoureuse de vous en premier lieu.

C’est la confiance en soi, l’estime de soi. Dans l’atelier du 19 justement, après le Pitch commercial qui est ta partie, je propose une séance de colorimétrie et la psychologie des couleurs. La colorimétrie, c’est l’étude de la palette de vos couleurs, celles qui vont vous mettre le plus en valeur, qui révèlent le mieux votre personnalité. On fera aussi un exercice sur la psychologie des couleurs. En fait, tout le monde s’habille en noir en pensant que ça passe partout, mais ce n’est pas vrai. Pour être ambassadrice de notre entreprise, il ne faut pas de noir, parce que ça veut dire qu’on est très fermée, pas ouverte aux propositions. On va donc travailler toutes les couleurs et les participantes repartent avec leur palette de couleurs qui les suivront toute la vie, car on ne change pas de colorimétrie.

Un bon conseil en image, ça se fait en plusieurs temps, pas comme à la TV ! Je fais donc un test de personnalité, pour bien connaître ma cliente, et la roue d’activités, pour savoir quel est son mode de vie. Je m’adapte à son rythme et à son budget. Après la colorimétrie, il y a l’étape morphovisage (étude de la forme du visage), où je vais l’accompagner chez le coiffeur si elle veut changer de coupe et/ou de coloration (je n’oblige en rien). Grâce au morphovisage, on peut choisir la forme des encolures, des bijoux, et des lunettes. C’est très important quand on est commercial. Ensuite, nous passons à la séance d’automaquillage, adaptée en fonction de la colorimétrie. Je maquille la moitié du visage et la cliente apprend à bien se maquiller sur l’autre moitié.

La dernière étape est le morphostyle. C’est une étude de la silhouette, par rapport à l’ossature et non en fonction du poids, puis je trie la garde-robe de la cliente en fonction de sa morphologie, de sa colorimétrie et de sa personnalité. Je peux ainsi préparer la séance shopping et compléter ce qui lui manque. Quand on va dans les boutiques, la clientes est comme une princesse, car j’ai fait mettre de côté les pièces que j’ai préselectionnées pour elle, en général des articles de jeunes créateurs à prix abordabes.

Je donne à la fin un questionnaire de connaissances pour m’assurer que la cliente a retenu tout ce qui lui est utile, et je lui remets un book personnalisé d’image qu’elle conservera toute sa vie. Tout ça se déroule sur un mois environ, selon le rythme de la cliente. C’est bien de faire une séance par semaine, mais selon la période, on peut retarder un peu le shopping pour bénéficier des soldes.

Tu as déjà parlé un peu de l’atelier, on va donner quelques précisions. Nous sommes trois à l’animer puisqu’il y a aussi Muriel Despiau, photographe (voir son interview). L’idée de nous associer toutes les 3 était d’avoir une forte complémentarité. Tu conseilles sur l’image, puisque pour être ambassadrice de son entreprise, il faut bien se présenter et rayonner notre personnalité pour donner envie aux gens de venir vers nous. Il faut aussi bien sûr savoir parler de ce que l’on offre à nos clients. C’est la partie qui me concerne. Je proposerai une séance Choix des mots pour construire un pitch impactant, pour bien faire comprendre ce que l’on fait et donner envie de travailler avec nous ou de nous recommander.

J’ai eu envie de créer cet atelier avec toi justement par rapport à un webinaire que tu as faits sur le storytelling, que j’ai trouvé très performant. C’est aussi un choix d’y associer Muriel Despiau, qui a fait un shooting photo très pro pour mon futur site internet.

C’est vrai qu’on s’est retrouvées toutes les trois sur nos valeurs par rapport à cette démarche qu’on souhaite avoir pour et avec nos clientes. On a aussi évoqué la force du réseau. C’est un des moyens pour faire grandir nos entreprises, pour développer nos activités. Comme on l’a dit, nous sommes toutes les deux adhérentes d’Ensemble Connexion. Pascale Mauduy, qui en est la fondatrice, partagera le déjeuner et ses bons conseils pour bien réseauter.

Pour moi, elle est le symbole même de la vraie ambassadrice ! Ensemble Connexion, c’est elle.

L’idée de cette journée, c’est donc un atelier « tout en un », une prise de recul stratégique sur la façon dont on fait la promotion de nos entreprises. C’est un programme complet avec choix des mots, colorimétrie et portrait photo original. On déjeune toutes ensemble le midi au bord de la piscine, en mode détendu, moment auquel Pascale nous rejoint.

Autant allier l’utile à l’agréable : quitte à être sérieuses et concentrées, autant que ce soit dans un cadre enchanteur. La journée se déroule au pool house de La Migranière ; le petit déjeuner, le déjeuner et les collations sont inclus ; l’accès à la piscine est possible après la séance photo. C’est une belle occasion de rebooster les perspectives après la morosité des derniers mois. Pour vous inscrire à l’atelier : https://bit.ly/atelier-3en1

Muriel Despiau, artiste photographe talentueuse

Muriel Despiau, artiste photographe talentueuse

J’ai la chance d’avoir rencontré une artiste d’exception, photographe talentueuse et généreuse : Muriel Despiau est l’experte qui saura révéler votre aura d’entrepreneure lors de l’atelier « Quelle ambassadrice êtes-vous pour votre entreprise ? » le 19 juin à Aix-en-Provence.

Je vous présente cette professionnelle rigoureuse et créative qui vous accompagnera pour incarner votre authenticité afin de l’imprimer sur papier ou sur écran.

Bonjour Muriel, comment es-tu venue à la photo ?

C’est un parcours de résilience qui m’a menée des usines de la Défense (ouvrière électronicienne) à la photographie, puis de travailleur d’État à travailleur indépendant. J’ai mis du temps à me réparer, me découvrir, m’ouvrir et m’affirmer. L’outil photographique m’y a aidée, par un concours de circonstances, me sortant de l’usine sans quitter mon statut d’état, puisque je suis devenue ouvrière photographe dans un des lycées de la Défense pendant 16 ans (celui d’Aix-en-Provence).

C’est au travers de l’apprentissage de mon métier, de la beauté et de l’expression artistique que j’ai (re)fait le chemin jusqu’à moi, et que j’ai (re)connecté à mes aspirations profondes. La photographie est une pratique qui allie compétences techniques et artistiques, rapport aux autres et à soi, elle me permet de témoigner, de valoriser, de partager et de garder la mémoire de la vie aussi ; j’ai trouvé là un mode d’expression qui me convient et qui me plait.

L’art, mon essentiel, constitue un formidable support de reconnexion à soi et c’est sur ce chemin de créativité photographique que je souhaite accompagner les autres, car nous avons tous des trésors enfouis à mettre en valeur.

Comment travailles-tu aujourd’hui ?

Je propose à la fois de la photographie d’art et de service.

  • D’un côté, je cherche à révéler notre connexion profonde à la nature. Je capte la beauté et la préciosité de ce qui nous entoure à travers l’eau, la lumière, les matières végétale, animale et minérale comme supports d’expression artistique. J’intitule mes œuvres « Gouttes d’Art », je les vends et les expose. Elles sont des messagères du vivant, des ancres mémorielles vibrantes. L’eau est un formidable transmetteur.
  • De l’autre côté, je m’attache à valoriser les personnes. Les portraits que je réalise sont le fruit d’une démarche d’accompagnement empathique pour qu’ils/elles parviennent à voir et ressentir la beauté qu’ils/elles portent. J’aime également témoigner des actions de ceux qui oeuvrent en accord avec mes valeurs, les acteurs du changement au service de plus de conscience.

Quelle sera ton intention pour les participantes de l’atelier du 19 juin ?

Deux choses m’ont inspirée pour contribuer à ce projet :

– le fait de fédérer nos compétences, de former une équipe sur la base de valeurs communes ;

– et le fait d’offrir aux femmes entrepreneures un moment privilégié pour être en phase avec leur image.

Notre action dans le monde, entrepreneuriale notamment, est précédée par l’image que nous véhiculons. Il faut donc représenter et donner à voir la qualité de notre offre à travers notre communication visuelle. Mon souhait est de maximiser les chances et le potentiel de chacune grâce à la photographie. Je mettrai mon talent au service des entrepreneures ambassadrices en conjuguant technicité et créativité pour mettre en valeur leur image, et je l’espère les réconcilier avec la séance photographique que beaucoup appréhendent.

Retrouvez tous les détails de l’atelier « Quelle ambassadrice êtes-vous pour votre entreprise? » : https://bit.ly/atelier-3en1

[interview] Bertrand Millet, Marketing Mentalist

[interview] Bertrand Millet, Marketing Mentalist

Vous connaissez sans doute les aptitudes particulières du Mentalist… Je vous propose aujourd’hui de découvrir le parcours et l’approche d’un Marketing Mentalist hyper inspirant (pour moi) : Bertrand Millet. 

(Si vous préférez écouter l’interview, vous pouvez la regarder en vidéo)

Bonjour Bertrand, peux-tu d’abord nous retracer ton parcours ?

Au départ, je n’étais pas particulièrement attiré par le marketing ni l’entrepreneuriat. Ça s’est imposé tout seul en quelque sorte, parce que je ne me voyais pas faire une carrière dans un domaine en particulier. Alors je me suis débrouillé de plan A en plan B pour ne jamais avoir à travailler vraiment… Le déclencheur, ça a été quand je suis parti m’installer dans le Vercors : il n’y avait pas grand-chose à faire ! Je ne comptais pas trop trouver un petit boulot, mais je n’avais toujours pas envie de « travailler », alors j’ai cherché de nouveaux plans. Par exemple, comme je faisais beaucoup de musique, je pouvais donner des cours. J’avais aussi quelques compétences en informatique, notamment pour dépanner les ordinateurs. Je me suis dit que je pouvais aussi vendre ça… Et c’est venu comme ça, en fait. Je n’avais pas un gros bagage d’études, je n’étais pas excité par une carrière en particulier, j’étais dans une espèce de flou. Je me suis dit 

« Bon, il faut bien gagner de l’argent, donc je me débrouille avec ce que j’ai ». 

Ma première action marketing, en quelque sorte, a consisté à mettre des petites annonces pour les cours de musique chez les commerçants : tu sais, les bouts de papier avec le numéro de téléphone sur des languettes à détacher (ça ne se fait plus trop aujourd’hui !). Il se trouve que les petits papiers ont été arrachés en une journée. J’ai reçu plein de coups de téléphone, et ça a commencé comme ça. Après, je n’ai pas plus développé l’activité, mais j’avais franchi la première barrière, invisible, qui consiste à se dire « ça y est, je vends des trucs ». En réalité, ce n’est pas bien compliqué : il s’agit de proposer quelque chose et les gens prennent s’ils sont intéressés.

J’ai continué comme ça pendant les années qui ont suivi ; je me suis retrouvé dans un triptyque d’activités, parce qu’entretemps, j’avais repris des études, mais comme j’avais commencé à gagner ma vie, je ne pouvais pas m’arrêter là. Donc à côté, j’avais à la fois un job étudiant dans l’animation avec les enfants (j’ai adoré ça) et des activités entrepreneuriales, toujours des plans pour vendre mes compétences. En bref, on peut dire j’étais dans un joyeux bazar professionnel, mi-Tom Sawyer mi-Mc Gyver ! 

J’ai continué comme ça jusqu’à 30 ans environ. À ce moment-là, je suis parti vivre à l’étranger dans le cadre de mes études. Du coup, il a fallu que j’abandonne mes activités professionnelles. Je faisais mes études en droit, mais pour la dernière année, comme j’avais commencé à former des gens et que j’adorais ça, j’ai bifurqué sur un master 2 en RH qui m’a amené à Londres. Là, j’ai découvert deux choses : 

– La première, c’est que j’adore vivre à l’étranger, et ça m’est resté. Depuis 2010, je suis en voyage permanent.

– La deuxième, ça m’a permis de structurer mes activités entrepreneuriales. Après le master en RH, on a beaucoup parlé d’entreprise et de choses comme ça. Je me suis dit qu’il fallait faire les choses proprement maintenant.

J’ai donc créé ma première grosse entreprise, avec sept actionnaires et des milliers d’euros au capital social. C’était un cabinet de formation et de coaching. Ma première claque, c’est la prise de conscience du marketing. Pour la première fois, je ne lançais pas un projet par opportunité : avant, c’était un peu du bricolage, ça marchait, c’était sympa. Là, c’était différent : j’arrive avec un projet en tête, on est sept, je veux atteindre tel chiffre d’affaires, je fais un business plan… J’ai tout fait dans les règles, et le jour de l’ouverture, on a tout (les bureaux, le site internet, les plaquettes, etc.), mais on n’a pas de clients ! 

« Où sont passés mes clients », c’est d’ailleurs le titre d’une formation que je créerai après. 

Quand tu as tout prévu mais que tu n’as pas de client, tu te demandes comment faire pour les attirer… Alors on est passé par tout un tas de systèmes D, il y a eu des très hauts et des très bas, mais quelque chose de nouveau est venu dans ma façon d’entreprendre et dans ma conscience : c’est qu’il faut du marketing, avant même internet, même si je n’ai pas forcément encore mis le nom dessus.

Pendant cette période, je découvre également l’hypnose, je me renforce en PNL et en analyse transactionnelle, de par les activités de cette boîte. Je me spécialise dans toutes ces approches de la psychologie appliquée. Je deviens formateur. Ce projet va durer trois ans. Quand ça s’écroule, ça me laisse quand même de grosses dettes. Par chance, j’ai développé un très beau réseau, on me prête de l’argent, je commence à rembourser et à me tourner vers la suite. En fait, elle avait déjà commencé à se mettre en marche : j’ai pris conscience que ce serait cool que j’aille sur internet comme je voyage beaucoup. Je vivais en Iran à ce moment-là et le fait d’avoir une société en France m’obligeait à faire plein d’allers-retours, c’était fatigant. 

Donc, puisqu’on me parlait beaucoup d’internet, j’y vais ! Mais sur internet, la nécessité du marketing est exacerbée. Dans la vraie vie, tu peux te déplacer et rencontrer des vraies gens, etc. Mais sur internet, il faut être efficace sur une page, en un email, avec très peu de choses. Je dois voir différemment. Je n’ai pas encore le mot « marketing » qui me vient à ce moment-là, mais je sais que je ne peux pas continuer à faire pareil. Je choisis de me former, mais tout ce que je trouve en marketing ne me correspond pas : on me demande de faire des choses avec lesquelles je ne me sens pas à l’aise, je ne trouve pas ça cohérent, je trouve que ça va trop lentement. Je fais un peu de bricolage avec des approches que je connais, comme l’hypnose, la communication non violente, la PNL, bref tout ce que j’ai appris. Et de façon surprenante (pas pour moi parce que j’ai la tête dedans, mais pour beaucoup de personnes), j’ai des résultats très dynamiques et très particuliers : par exemple, je n’ai pas beaucoup de trafic, mais j’ai un taux de conversion hallucinant. À force de discuter avec d’autres entrepreneurs, de montrer mes chiffres, on commence à me demander « Tu viendrais me faire un tunnel ? » puis « OK. Ce serait combien pour faire un tunnel ? » Donc j’en fais un, j’en fais dix, je me professionnalise. Au bout d’un moment, forcément, j’ai une grille de tarifs et des méthodologies, et ça se sait. 

Si bien qu’en janvier 2019, j’ai déjà beaucoup d’activités entrepreneuriales en propre, mais j’ai en plus une quarantaine de clients pour qui je gère le marketing. Et là, j’explose, en fait. Je ne peux pas continuer à ce rythme-là. Je vivais en Thaïlande à l’époque, je ne profitais de rien. Je passais mes journées à bosser, c’était insupportable. Je me suis dit « Très bien, il faut que je fasse quelque chose ». Chaque 1er janvier, je détermine mon verbe de l’année ; celui de 2019 était « élaguer ». Petit à petit, je fomente quelque chose. 

En avril 2019, ça tombe : je prends la décision de me séparer de tous mes business, de fermer les plus inaboutis, et de garder les activités marketing que j’appelle à ce moment-là « Marketing Mentalist » suite aux retours de clients qui avaient l’impression que je lisais dans la tête des prospects ! Et je décide que je ne fais plus que ça. L’activité explose, je signe rapidement de très gros contrats. Je décide aussi d’enseigner le marketing, qui n’est pas l’entrepreneuriat. Ça décolle, c’est une escalade, et on a aujourd’hui une audience de quasiment 10 000 personnes. 

Qu’est-ce que c’est exactement, Marketing Mentalist ?

Marketing Mentalist, au départ, c’est moi, Bertrand Millet, qui donne des conseils en marketing : pour gagner ma vie, je travaillais en tant que consultant marketing, mais avec seulement cinq gros clients. Après, ce qui s’est passé, comme j’avais quand même beaucoup de sollicitations, je me suis dit que j’allais former des gens qui s’intéressent au marketing et je leur enverrais des clients. Je ne saurais plus dire quand ça a commencé, mais assez vite, en fait. Ça a dû commencer en octobre : d’un seul coup, j’ouvre six places, à des conditions contraignantes, à Québec, et elles partent en dix jours. J’ouvre les suivantes, et en moins d’un mois, elles sont remplies. C’est la folie ! On en est à la quatrième session pour novembre 2020, et c’est déjà presque plein. 

De là, je crée trois entités : 

– une qui est Marketing Mentalist, le média qui diffuse le contenu sur le marketing ;

– une agence marketing, qui n’est plus seulement moi, mais qui va comprendre 20 marketeurs qui ont envie de s’investir ;

– une école de marketing, qui ne va plus simplement proposer une formation pour devenir consultant mais aussi d’autres types de formation, dont je ne m’occupe pas personnellement.

Voilà un peu comment Marketing Mentalist grandit

Il y a aussi le Marketing du Quotidien : peux-tu en dire plus sur cette nouvelle idée ?

En gros, mon travail m’a amené à regarder la vie comme du marketing, puisque je n’ai que ça dans la tête. À force de voir les choses sous cet anglej’en suis arrivé à la conclusion que toute interaction humaine est marketing. À partir du moment où on est dans la relation avec l’autre, si on n’a rien à vendre, c’est qu’on est en train de se vendre soi… Que ce soit dans un entretien d’embauche, que ce soit dans un rendez-vous amoureux, que ce soit même dans un groupe social pour prendre sa propre place ou bien des parents et des enfants qui vont discuter… Bref, je me suis dit que les personnes qui savent travailler avec des approches marketing sont forcément mieux équipées pour pouvoir naviguer dans la vie en général. 

Alors, est-ce qu’on peut transposer des outils qui fonctionnent extrêmement bien en marketing pour les apporter au grand public, les mettre à la disposition de tous en leur donnant des clés pour que justement ils les utilisent dans leur vie quotidienne ? 

Voilà donc un peu l’idée. Comment transmettre ça ? Dans un premier temps, ce sera sous forme d’un bouquin, dont j’ai déjà la structure. J’y donnerai les grands concepts, mais ce sera surtout un playbook avec différentes situations pour lesquelles on proposera des solutions, différentes stratégies et postures.

Quels conseils peux-tu donner aux entrepreneurs qui veulent avoir un marketing à la fois éthique et hypnotique ?

Il y a deux choses qu’il faut abolir. La première, c’est que « ce qui n’est pas recommandé par un expert ne fonctionne pas »C’est faux. Ce n’est pas parce qu’un expert ne recommande pas quelque chose que ça ne va pas fonctionner. Il faut oser aller tester, et aussi ne pas accepter de faire des choses avec lesquelles on se sent mal à l’aise. Pourquoi ? Parce que c’est un cercle vicieux. Souvent, on se dit « Bon, je le fais, je ne me sens pas bien, mais ça apporte quand même quelques résultats. En plus, l’expert a dit qu’il fallait faire comme ça, alors je ne m’autorise pas à faire autrement et à explorer une autre voie ». Je ne dis pas que toutes les voies fonctionnent, mais je dis qu’il y a nécessairement une voie qui fonctionnera et te mettra à l’aise. Cette voie-là, tu es dans l’obligation de la chercher.

On pourrait parler de marketing durable comme on parle de développement durable. Peut-être que les résultats n’arriveront pas aussi rapidement ; par contre, sur la longueur, c’est beaucoup plus écologique. C’est un petit peu le problème qu’on va retrouver avec l’environnement : si on attend à chaque fois que ce soit une urgence, c’est-à-dire se sentir vraiment malade ou avoir des critiques clients en permanence, donc une crise, ou alors si on se dit « moi, je veux des résultats, et je veux les voir maintenant » et qu’on attend du coup pour mettre en place des actions dont on sait qu’elles seront efficaces sur le long terme, en fait il ne se passe jamais rien et on continue à faire du dégueulasse. Mais on voit aujourd’hui que ça a un coût : par exemple, les gens qui ont fait du marketing crade avec le dropshipping ont tué le business model pendant un moment. C’est devenu beaucoup plus compliqué, parce que Facebook a pris des mesures ; ça a déséquilibré le secteur et au-delà parce que la publicité Facebook s’en est trouvée traumatisée et les règles ont changé pour tout le monde. Par contre, une fois que la crise est arrivée et qu’on ne pouvait plus vendre de façon sale, d’un seul coup ça a fait un énorme ménage, parce que des tas de gens ont dit que le dropshipping ne fonctionnait pas, alors que ça fonctionne ; et il y en a d’autres qui se sont dit « et si on commençait à faire les choses de façon différente ? »… 

Et on est toujours là dedans. En gros, aujourd’hui, toute personne qui souhaite capitaliser, qui souhaite profiter d’un effet d’accumulation sur les résultats qu’elle obtient aujourd’hui et qui donneront de la valeur à la marque de l’entreprise dans dix ou vingt ans, cette personne a intérêt à penser de cette façon-là, en se disant « je travaille de façon écologique, au moins pour moi, pour que je puisse tenir ces dix ans ».

Et à l’avenir, quelles sont les perspectives pour Marketing Mentalist ?

Marketing Mentalist est finalement un projet encore tout neuf, qui va fêter ses 1 an dans quelques mois. Le but, c’est que l’école continue à distiller des enseignements qui plaisent autant que pour le moment, que l’agence continue à se développer. 

Et puis le but, c’est aussi de continuer à faire grossir l’audience, notamment avec la chaîne YouTube sur laquelle je travaille beaucoup. Donc, la développer sur la prochaine année. 

Le livre, je voulais le faire sortir au printemps, mais je pense plutôt que ce sera un cadeau de Noël.

Merci Bertrand d’avoir partagé ta vision et ton expertise ! Pour te suivre et bénéficier de tes nombreux et précieux conseils, il suffit de s’abonner à ta chaîne YouTube : Marketing Mentalist

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Fabien Delcourt, auteur entrepreneur

Fabien Delcourt, auteur entrepreneur

Être auteur et entrepreneur sont deux défis passionnants à relever ! Depuis que j’ai publié mon premier livre, j’ai à coeur de partager la formidable aventure que sont l’écriture et l’édition… Grâce aux interviews, je souhaite vous faire découvrir différents parcours pour vous inspirer. À 27 ans, Fabien Delcourt est un auteur entrepreneur qui compte déjà de nombreux succès à son actif. Il a publié L’ingrédient secret de la réussite pour aider ses lecteurs à vivre une vie extraordinaire et épanouissante sur tous les plans. 

Bonjour Fabien. Tu as publié un livre de 408 pages pour partager tes connaissances et inspirer un large public. En t’appuyant sur ton expérience, tu encourages vivement les gens qui aiment écrire et qui ont un message à transmettre, à écrire un livre pour à la fois structurer leur pensée et porter leur message dans le monde. Toi-même, comment tu t’y es pris ? 

Sacrée aventure ! J’ai commencé par une mindmap avec toutes mes idées et je me suis lancé tête baissée. J’ai rédigé une première version : 40000 mots en 3 semaines, j’écrivais tous les jours. À la lecture, c’était dense et ça manquait de structure. Avec le recul, je me suis rendu compte que j’aurais dû créer le process d’abord, en lien avec mon pourquoi. 

Alors j’ai refait une mindmap, et j’ai cherché la cohérence du tout. J’ai un esprit de synthèse et une certaine facilité à organiser mes idées. J’ai trouvé la métaphore du temple au cours d’une discussion avec ma compagne. C’était une illustration parfaite pour organiser le contenu en chapitres : les fondamentaux, les 3 piliers, l’inspiration et l’aspiration. J’ai alors tout repris à zéro.

La V2 a pris un peu plus de temps, environ 5 semaines, parce que j’ai déménagé entretemps. Ensuite, j’ai laissé mûrir un bon mois, pendant que j’obtenais des retours de quelques lecteurs choisis.

Pour la V3, le processus a été plus long : ajouts, relectures, corrections. C’est grâce aux remarques qui m’ont été faites que j’ai choisi d’intégrer des histoires, pour alterner les contenus théoriques et inspirationnels. Je donne des clés et des exemples, pour mieux illustrer la puissance des concepts que je partage. C’est en quelque sorte une synthèse de tous les livres de développement personnel qui existent. Mon intention est de transmettre aux gens comment on gère ce qu’on a dans la tête, comment fonctionne notre cerveau : notre état d’esprit est l’ingrédient le plus important de notre vie. Et pour moi, ce qui est primordial, c’est d’identifier notre pourquoi. 

À la fin, j’ai passé des weekends à relire et peaufiner, jusqu’au moment où je me suis dit « ça suffit, c’est prêt ! » Je pourrais toujours ajouter des choses bien sûr, mais c’est bon comme ça et le livre peut sortir.

Tu as fait le choix d’écrire un livre de méthode, alternant concepts et exemples. Est-ce que tu avais imaginé d’autres formes ? 

J’ai envisagé un roman initiatique, parce que je connais le pouvoir des histoires en pédagogie. Mais en fait, j’ai laissé mes doigts parcourir le clavier et après, au fur et à mesure, j’ai ajouté de la pédagogie : j’ai créé une expérience de lecture multi-sensorielle, avec des questions d’autocoaching, des bonus à télécharger, des exercices d’implémentation. Ce n’est pas juste un livre à lire de A à Z. C’est un livre de méthode où je n’enseigne pas des théories à apprendre, mais dont le contenu s’approprie, où chaque chapitre est une entrée pour expérimenter. Je ne détiens pas la vérité !

Au fur et à mesure de l’écriture et des relectures, j’ai ajouté des choses auxquelles je n’avais pas pensé : les textes à trous pour impliquer le lecteur, la métaphore du temple pour articuler les parties…

Quel est selon toi le secret qui t’a permis d’aller au bout de ce projet d’écriture ? 

La persévérance ! C’est le troisième pilier dont je parle dans mon livre. J’écrivais tous les jours, avec constance. C’est facilement devenu une routine, parce que j’adore écrire et transmettre. Je ne connais pas le syndrome de la page blanche, je suis aussi bavard à l’écrit qu’à l’oral ! Même si je bloque parfois, je m’autorise une tournure maladroite qui sera corrigée plus tard…

Ma discipline consistait à écrire 15 minutes par jour minimum. C’était un plaisir. Les sessions se transformaient souvent en 1 heure ou 2 heures. C’était ma première activité quotidienne, après ma routine matinale, avant de démarrer ma journée de travail. Quand j’avais des rendez-vous qui me stoppaient dans ma lancée, je reprenais le lendemain. J’avais tellement d’idées que ça venait tout seul. Du coup, je n’ai pas vraiment eu de difficultés ou d’obstacles pour l’écriture.

Le plus dur a été de choisir ce que je mettais ou pas, en fait. J’ai accepté de ne pas parler de certains sujets. Je n’ai pas été coaché à proprement parler, mais j’ai tenu compte des feedbacks qu’on m’a donnés. Un ami m’avait dit « Tout ce que tu écris doit servir ton message ». Je m’en suis servi comme filtre pour trier mes idées. C’est ce qui m’a permis d’avoir une extrême cohérence.

Après coup, je me suis rendu compte que j’avais oublié certaines notions, mais ce n’est pas grave. Ça fait partie du processus aussi. J’ai publié une première version, et c’est ce qui est le plus important. 

Tu parles des retours que tu as reçus de tes premiers lecteurs. Comment ça s’est passé ? À quel moment as-tu montré ce que tu as écrit ? 

J’ai attendu d’avoir une version complète pour le faire lire à des proches. Pendant l’écriture, je suis resté isolé dans ma caverne. Quand j’ai posé ce que j’avais en tête et que ça tenait la route, j’ai demandé autour de moi à des personnes en qui j’avais confiance de me dire ce qu’elles en pensaient. J’en ai tenu compte. On m’a notamment fait remarquer que c’était trop théorique, qu’il y avait trop d’infos. C’est pour ça que j’ai ajouté des histoires, pour équilibrer. J’ai aussi parlé de moi, j’ai donné des références, j’ai apporté différents éléments pour toucher plus facilement les lecteurs.

Et puis je l’ai encore relu à plusieurs reprises avant de décider que c’était abouti ! J’ai fait en sorte de créer un livre pour un large public. Il peut être ouvert aussi sur une page au hasard, comme un guide intuitif. Les éléments sont distillés au fil des pages. On y trouve des ressources utiles sans être obligé de le lire du début jusqu’à la fin.

Comment tu t’y es pris ensuite pour l’édition ? 

Je l’ai édité moi-même. J’ai envisagé de le faire éditer, mais j’ai préféré garder mon authenticité, rester totalement maître de mon projet. J’ai délégué la couverture, en supervisant la réalisation. J’ai conçu la 4e de couv en modélisant des livres existants dont je me suis inspiré. J’ai pris une assistante qui a relu, mis en page, et coordonné les finitions.

Un de mes coachs avait publié avec Lulu.com, intéressant à tous les égards. J’ai suivi son exemple. Pour la promotion, j’applique les stratégies marketing.

Quel a été ton déclencheur pour passer à l’action ? Et quel pourrait être le déclic pour tous ceux qui veulent écrire un livre ? 

J’avais besoin d’une prise de recul pour faire le tri dans toutes les idées que j’avais. J’ai réussi à avoir la clarté sur ce que je voulais vraiment au cours d’une quête de vision, un stage chamanique de 4 jours de jeûne sec en pleine nature, sans aucune distraction.

Si c’est vraiment important pour soi, avec un message fort à transmettre et un public, si tous les éléments sont réunis, il suffit de prendre la décision ferme et irrévocable de le faire. Quitte à signer un engagement avec soi-même, à signer un chèque de caution à un ami fiable pour être sûr de s’y mettre… Ceci est valable quel que soit le projet.

Pour une personne qui est prise par de multiples considérations et contraintes, qu’est-ce qui l’aiderait à tenir son engagement ?

C’est une question de priorité : est-ce que c’est bon pour moi maintenant ? Et quel est le temps minimum que je peux y consacrer chaque jour ? Il faut créer une habitude, une routine minimale que je suis sûr de tenir.

Et quand tu te sens bloqué, si par exemple tu as arrêté la veille et tu butes pour reprendre ? Un quart d’heure, c’est peu ! Comment tu gères ? 

Je n’étais pas du tout chronologique. Avec une structure, un process très clair, c’est simple de remplir les cases. Si je suis plus inspiré sur une partie plutôt qu’une autre, c’est pas grave. Et je peux rebondir par association d’idées, écrire un bout et un autre. Les connexions, la cohérence, on s’en occupe à la fin.

Verrais-tu un intérêt à faire partie d’un groupe de gens qui sont dans le processus d’écriture, pour se motiver ? 

C’est ce qu’on appelle accountability partners. Je l’ai fait tout seul, mais ça ajoute à la puissance du processus. En cas de blocage, ça permet de se soutenir. Ça peut être intéressant de demander autour de soi qui a envie d’écrire un livre, et de se faire un call chaque semaine pour faire le point. Quand on a des difficultés à tenir un engagement, c’est plus facile. Il faut que la motivation soit intrinsèque au départ, ne pas dépendre de quelqu’un pour avancer, mais ça peut la renforcer. 

Je n’avais pas annoncé ma deadline, mais j’en avais parlé autour de moi. L’environnement compte beaucoup. La pression sociale positive peut être un levier : au plus on s’engage publiquement, au plus on doit le faire. J’ai eu plutôt du soutien de ce côté-là. Le livre, en France, est quelque chose de valorisé. J’ai reçu surtout des encouragements.

Tu as maintenant d’autres projets de livres ? 

Dès que j’avais fini celui-là, j’avais l’idée du suivant ! J’en ai plusieurs en tête, différents et complémentaires. Le premier qui est venu concerne la collapsologie. Ce serait un petit manuel de (sur)vie à l’intention d’une espèce menacée. L’idée est de proposer des pistes pour être paré à toute catastrophe, être capable de vivre en toute autonomie en toutes circonstances. J’ai eu aussi une envie de roman initiatique, mais je trouve qu’il y en a déjà beaucoup et je ne suis pas un écrivain de fiction. Un autre projet est d’écrire un livre dans la continuité de L’Ingrédient secret de la réussite, destiné aux entrepreneurs : le manuel de l’entrepreneur de A à Z, une synthèse de tout ce dont un entrepreneur a besoin pour réussir. 

Finalement, le prochain, ce sera un livre plus spécifique sur moi, mon parcours, mes difficultés. Pas autobiographique, mais où je vais rencontrer mon public là où il est : je vais l’orienter pour les experts qui galèrent, autour d’une thématique spécifique, avec quelques outils ciblés. Ce sera plus court, pour provoquer des déclics, des transformations. Je le vois comme un point d’entrée, facile d’accès, avec un message qui va toucher et résonner chez les personnes que je peux accompagner.

Mon premier livre était drivé par la passion : je voulais écrire un livre ! Je n’ai pas beaucoup réfléchi à l’appel à l’action. Le prochain s’intègre plus dans une stratégie marketing. C’est à mi-chemin : une sorte de catharsis, retraçant mon cheminement, et en même temps, un moyen pour connecter.

Merci Fabien pour ce partage d’expérience riche. Encore bravo pour ton livre très clair et très complet, qui apporte réellement des clés pour prendre sa vie en main et mener à bien ses projets.

Nadège Vialle, coach pour la croissance et la confiance des entrepreneures

Nadège Vialle, coach pour la croissance et la confiance des entrepreneures

J’ai repéré Nadège Vialle sur les réseaux sociaux il y a déjà quelques années… Cette coach formatrice accompagne les entrepreneures qui souhaitent développer « un business qui colle à leur personnalité ». Personnellement, j’apprécie son côté franc et efficace. Elle a conçu cette année un programme intitulé « Confiante et motivée ». Je l’ai suivi en début d’année, au moment où j’avais besoin de retrouver plus de clarté et d’enthousiasme dans mon activité (je vous parle de cette période trouble dans un autre article). Aujourd’hui, je vous invite à découvrir cette mam entrepreneure perfectionniste et rebelle. 

Bonjour Nadège, peux-tu nous préciser ton parcours et ton positionnement ? 

J’accompagne les femmes qui veulent retrouver confiance en elles pour développer ou redévelopper leur activité. Elles ont, la plupart, quelques années d’expérience. Elles cherchent un second souffle, ou alors elles souhaitent effectuer un repositionnement. Je sais bien ce que c’est, parce que je suis moi-même passée par là !

Au départ, j’avais une activité qui était beaucoup plus classique : je faisais du consulting RH. Ayant été DRH salariée, faire des ressources humaines en freelance, sur le papier, ça semblait simple… Sauf que, ça ne s’est pas passé comme je l’avais imaginé. Je me suis alors posé des questions, ça m’a entraînée sur un chemin de développement personnel. Il y a d’abord eu la PNL. Et un peu comme Obélix, je suis tombée dans la potion ! Je n’en suis en fait plus jamais ressortie. De fil en aiguille, parce que j’avais du monde autour de moi qui me donnait un feedback positif sur mes coachings et mes formations, je me suis petit à petit donné la permission de pivoter complètement mon activité. J’ai vraiment assumé à 100 % le changement de manière très officielle en 2017, mais c’était en coulisses depuis 2015. 

Comment accompagnes-tu les femmes qui veulent développer leur activité ? En quoi consiste le programme Confiante et motivée ? 

J’ai fait pas mal d’accompagnement individuel de 2015 à 2018, je donne aussi des formations en salle. J’avais envie de combiner les 2. C’est ainsi que le programme est né. Mais il m’a fallu du temps pour mûrir le projet. 

Je suis tombée sur la Process Com en 2017, c’était la révélation dont j’avais besoin. C’est un inventaire de personnalité qui permet de décrypter très vite quels sont les points forts chez une personne, les points à développer et ceux où ça peut coincer. Il nous donne aussi une lecture de ce qui me fascine : tout ce qui est inconscient. Les scénarios qu’on a dans la tête sont très bien cartographiés par la Process Com et la PNL. Je trouve que c’est une clé super puissante, quand on se l’approprie. Savoir comment on fonctionne permet justement de sortir des chausse-trappes dans lesquels on se met toute seule inconsciemment, et de trouver des solutions. C’était très pertinent, d’après moi, de l’appliquer à l’entreprise. On a tendance à promouvoir un certain profil d’entrepreneur : WonderWoman pour les femmes, Superman pour les hommes. Mais si on n’est ni l’un ni l’autre, on ne s’y retrouve pas tellement. Avec le profil de personnalité, on fait ressortir autre chose, ce qui permet d’activer 2 leviers selon moi  essentiels: la confiance d’un côté et la motivation de l’autre. Pour ça, il faut savoir comment on est câblé. Ce n’est pas pour tout le monde pareil. C’est important de se nourrir des bonnes choses pour avancer. 

L’accès au programme Confiante et motivée est simple. En général, les gens me découvrent via mon site www.nadegevialle.com ou le groupe Facebook Entrepreneure confiante et motivée que j’anime. Ils regardent un peu comment je fonctionne. J’organise très régulièrement des masterclasses, où je montre la façon dont on peut désamorcer certaines choses dans notre inconscient. C’est l’occasion d’un premier contact, ça permet de mieux me connaître avec mon côté espiègle parfois, quand je bouscule gentiment certaines idées.

Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur le contenu, et sur tes perspectives dans le futur ?

Inclus dans le programme ou séparément, je propose un atelier sur le syndrome de l’imposteur. C’est un vieux camarade de chambrée, on a coworké un certain nombre d’années ! Et c’est aussi un camarade bien connu et bien encombrant de beaucoup de gens… Donc je propose des exercices à la fois simples et puissants pour s’en détacher, inspirés de la préparation mentale pour le sport de haut niveau. 

Il y a également un atelier plus axé sur la relation à l’argent des entrepreneures. Quand j’étais DRH, je n’avais pas de problème avec l’argent parce qu’il y avait écrit sur les murs des RH à l’époque : « Tout travail mérite salaire ». Pour ma part, je l’ai complètement intégré. Quand je suis passée entrepreneure, il n’y avait pas de souci là-dessus. L’argent ça doit renter, c’est normal. En revanche, je vois d’autres personnes (surtout des femmes, c’est peut-être culturel) qui, en passant de l’autre côté, ne vont pas avoir de mal à travailler… Mais quant à se faire payer pour leur travail, à sa juste valeur en plus, c’est une tout autre histoire ! J’ai donc animé cet atelier en salle, dans des réseaux associatifs d’entrepreneurs. Je recroisais les personnes après qui me disaient « Tu sais, j’ai fait ça et là, j’ai facturé et je me suis sentie bien ». J’ai ainsi constaté que ça marche. J’en ai fait une version autonome, à suivre en vidéo avec des exercices à appliquer. Comme pour toute formation en ligne, ce qui compte, c’est de passer à l’action. 

Au-delà des programmes digitaux, j’anime aussi beaucoup de formations en salle, qui s’appuient sur la PNL. Cette discipline est très pragmatique, et je m’en inspire pour créer des programmes qui vont de la prise de parole en public à la posture du chef d’entreprise.

À terme, dans le cadre du programme Confiante et motivée, je proposerai un séminaire en résidentiel avec une grande partie coaching d’équipe qui permettra d’intégrer la Process Com et les techniques de PNL à sa stratégie d’entreprise.

Du point de vue de la communication, comment tu t’y prends pour diffuser le programme ?

J’ai un côté mauvaise élève en communication ! Je suis beaucoup mon inspiration, je laisse s’exprimer mon côté créatif. J’adore raconter des histoires. J’avais d’ailleurs créé une masterclasse qui s’appelait « Les 7 histoires qu’on se raconte et qui plombent ton business ». Ce n’est pas du pur marketing, j’aime bien mettre ma touche personnelle dans ma communication. 

Pour Confiante et motivée, j’ai surtout utilisé les réseaux sociaux, avec des posts qui me ressemblent. Ça plait ou ça ne plait pas, j’assume. Je me suis aussi mise à faire des live. C’est assez récent, je ne faisaispas trop de vidéo avant. J’étais plutôt planquée derrière mon écran pour la communication… Mais je suis sortie de ma zone de confort. Le fait que je suis formatrice m’a aidée : à force de parler en public, on finit par se dire que la caméra n’est qu’un objet, c’est comme un œil qui me regarde. J’ai donc commencé les vidéos. Après sont venues les masterclasses et j’avoue que c’est ce que je préfère. Je fais mes webinaires en direct sur Zoom : ça permet d’être au plus proche des participants. On a la possibilité d’allumer les micros et les caméras de tout le monde. Ce sont de vraies classes en ligne, interactives. Évidemment, c’est une façon de communiquer sur mes offres, et c’est aussi une façon de donner du contenu qui aide les gens. Donc, si c’est le bon moment pour la personne de travailler avec moi, ça se fait assez naturellement. Et si ça ne se fait pas, c’est que ce n’est pas le bon moment.

Quel conseil peux-tu donner aux entrepreneurs qui n’osent pas ?

Mon conseil pour ceux qui veulent se lancer ? C’est d’adopter la philosophie Kaizen : petits pas par petits pas. On peut s’entraîner, mais pas indéfiniment ! Il ne faut pas tomber dans le piège de « je nesuis pas prêt/e ». On s’entraîne une fois ou deux pour se mettre les mots en bouche. C’est ce qu’on utilise en formation comme au théâtre. La vidéo est un média très oral, donc mieux vaut des phrases simples. Il faut accepter qu’on peut balbutier ou perdre le fil. On ne se désintégrera pas pour autant ! Même si on a super la trouille, un des remèdes clés est de passer à l’action, jusqu’à ce que ce que la peur s’en aille.

Merci Nadège pour ton partage et la richesse de ton accompagnement ! 

La prochaine masterclasse s’intitule « J’arrête de jouer le second rôle dans mon business ». Elle aura lieu jeudi 13 juin 2019 à 12h30. Vous pouvez vous inscrire en cliquant là : https://www.nadegevialle.com/masterclass-live/

Marie-Pierre Charpentier ou la stratégie réseaux sociaux pragmatique

Marie-Pierre Charpentier ou la stratégie réseaux sociaux pragmatique

Marie-Pierre Charpentier et moi avons une vision commune de la communication éditoriale : authentique et pragmatique. Elle aide les entrepreneurs à mettre en œuvre une stratégie réseaux sociaux ciblée et performante. Consultante et formatrice l’une et l’autre, nous avons choisi de conjuguer nos compétences pour vous proposer en octobre prochain une nouvelle formation en ligne. En attendant plus d’informations sur ce programme, je vous invite à découvrir son expertise.

 

Bonjour Marie-Pierre, pourquoi t’es-tu spécialisée dans la communication digitale ?

Avant d’être consultante et formatrice en communication digitale, j’ai travaillé 25 ans comme assistante de direction dans le domaine de la finance, du juridique et des ressources humaines. J’ai ainsi acquis une bonne compréhension des enjeux d’une entreprise et j’ai beaucoup appris sur la stratégie. Mais après tant d’années, j’ai fini par fonctionner en « pilote automatique » dans mon poste, ça n’avait plus de sens.

Par ailleurs, ayant beaucoup travaillé en développement personnel, je me suis beaucoup intéressée à la thématique du bien-être au travail. En même temps, par curiosité intellectuelle, j’ai exploré la blogosphère et j’ai découvert les opportunités de l’infopreneuriat. Ça m’a donné envie d’apporter ma pierre à l’édifice et de créer une activité professionnelle plus en lien avec mes centres d’intérêt. J’ai donc créé mon blog Santé au travail en 2012.

À partir de là, il devenait de plus en plus flagrant que mon emploi ne me nourrissait plus intellectuellement ni humainement. J’ai donc décidé de me consacrer à mes projets, et j’ai été accompagnée par une structure en faveur de l’entrepreneuriat féminin. En conjuguant mon expérience de blogueuse infopreneuse avec mes connaissances de la stratégie d’entreprise, j’ai décidé en 2014 de créer mon entreprise Comm’Alliances, une agence de conseil en communication digitale pour accompagner des TPE à développer leur visibilité sur internet. Mes clients sont principalement des indépendants dans le secteur du bien-être ou dans le conseil ou le commerce.

Comment accompagnes-tu tes clients pour leur stratégie réseaux sociaux ?

Comm’alliances est une agence de conseil et un organisme de formation référencé au Datadock. Je propose donc à la fois des prestations de conseil et des formations individuelles. Je rencontre de nombreux entrepreneurs qui ont un profil LinkedIn ou une page Facebook, et qui ne savent pas l’animer. On construit les bases ensemble : je leur apprends à créer de la valeur ajoutée, à structurer un système de veille pour partager du contenu, à établir un calendrier éditorial. Je les amène aussi à prendre en compte les « subtilités » des plateformes, c’est-à-dire à composer avec les algorithmes !

C’est un vrai challenge pour eux… Je leur propose donc un suivi pendant 3 à 6 mois pour analyser les résultats et optimiser leurs actions.

Quelle est selon toi l’importance des réseaux sociaux dans la communication d’une entreprise ?

Aujourd’hui, 75 à 80% des cibles sont présentes sur les réseaux sociaux. C’est donc important de communiquer par ce canal pour exister sur le marché. Mais la communication doit d’abord être réfléchie en termes de stratégie, et les réseaux sociaux ne sont que des outils. Pour en tirer parti, il faut avoir du contenu qui correspond aux cibles que l’on souhaite toucher. L’objectif est de mettre en valeur l’expertise de l’entreprise, de lui donner de la visibilité.

J’en ai moi-même fait l’expérience inverse. En 2016, j’ai été engagée sur de grosses missions et je ne communiquais presque plus, faute de temps, et j’ai perdu de la notoriété… J’en ai tiré des enseignements utiles.

Quel conseil pourrais-tu donner aux entrepreneurs qui veulent communiquer efficacement sans y passer trop de temps ?

Mon conseil est de cibler le réseau le plus adapté par rapport à la cible visée. La clé est d’être pertinent, mais aussi sélectif dans les publications. On voit trop de contenus qui ne sont pas percutants. Ce n’est pas tant chronophage en comparaison de la prospection téléphonique par exemple. Le tout est de considérer cela comme une activité stratégique, organisée et structurée. Le community management est un vrai métier, qui requiert des compétences et un budget.

Merci Marie-Pierre pour ces conseils judicieux. Nous les développerons dans la formation à venir.

Si vous vous voulez être tenus informés du lancement de la formation, cliquez ici. Vous pouvez aussi laisser un commentaire ci-dessous pour nous faire part de vos attentes ou problématiques particulières. Nous pourrons ainsi les prendre en compte pour encore mieux y répondre.